- lun. janv. 26, 2026 5:21 pm
#357978
Bonjour à toutes et à tous, d'ailleurs y-a-t-il beaucoup de "tous" ici, cette maladie étant essentiellement féminine ? ;)
J'ai cinquante-huit ans, une double scoliose, cyphose, lordose depuis mes treize ans, aujourd'hui à 75° en dorsal et 52° en lombaire. Arthrose sur toute la colonne, les genoux, les épaules. La douleur m'a fait perdre un cdi il y a trois ans, j'étais accompagnante d'enfants en situation de handicap depuis quinze ans. Dans ce travail-vocation, j'incarnais celle qui aurait dû être à mes côtés au siècle dernier, lorsque j'étais corsetée pendant cinq ans au collège et lycée, hospitalisée à Palavas la moitié des vacances pour dormir en traction notamment...
Aujourd'hui, j'ai toutes les peines du monde à retrouver du travail, désormais obligée de signaler ma RQTH. L'âge et cette condition, ce n'est pas très vendeur !
Je m'entretiens physiquement puisque je pédale une heure par jour en appartement et ne manque aucune séance kiné des trois hebdomadaires. J'essaie de marcher aussi le plus possible lorsque mes genoux me laissent tranquille. La seule chose qui m'ait aidé profondément sans pour autant redresser ma colonne, c'est un jeûne liquide de quatre semaines l'année dernière... J'en étais à me demander où j'avais mal tant l'inflammation était presque réduite à néant. Je ne mange plus de viande depuis presque quatre décades, sans être intégriste puisque je mange des œufs et des sardines de temps en temps. J'ai vu récemment un chirurgien sur Lyon, humble, humain, le Dr S. à la clinique C.
Moi qui n'aie jamais voulu entendre parler de l'intervention (comme mes parents à l'époque), j'y réfléchis désormais car la souffrance est trop intense, quotidienne. Je ne prends plus aucun opiacé depuis 2017, après trois ans de Fentanyl et Oxycodone, l'enfer... Intolérante à la morphine, cela poserait aussi un gros problème après l'intervention.
Donc, ce chirurgien m'a mise en confiance et me donne dix-huit mois pour me décider. J'ai très peur de l'intervention mais si je ne la fais pas, ma colonne continuera de s'aggraver fatalement et je souffrirai plus encore. C'est un choix cornélien, les risques liés à cette lourde opération, 20 à 30% d'échecs ça fait aussi 70 à 80° de réussite puisque je suis une optimiste !
Me voilà donc ici pour lire vos témoignages, si certaines se reconnaissent un peu dans mon parcours et ont été aussi au pied du mur comme c'est mon cas désormais. J'habite Avignon et ne connais ici ou alentours (Gard/Bouches du Rhône) personne qui vive avec une scoliose. Merci de votre attention et hauts les cœurs !
J'ai cinquante-huit ans, une double scoliose, cyphose, lordose depuis mes treize ans, aujourd'hui à 75° en dorsal et 52° en lombaire. Arthrose sur toute la colonne, les genoux, les épaules. La douleur m'a fait perdre un cdi il y a trois ans, j'étais accompagnante d'enfants en situation de handicap depuis quinze ans. Dans ce travail-vocation, j'incarnais celle qui aurait dû être à mes côtés au siècle dernier, lorsque j'étais corsetée pendant cinq ans au collège et lycée, hospitalisée à Palavas la moitié des vacances pour dormir en traction notamment...
Aujourd'hui, j'ai toutes les peines du monde à retrouver du travail, désormais obligée de signaler ma RQTH. L'âge et cette condition, ce n'est pas très vendeur !
Je m'entretiens physiquement puisque je pédale une heure par jour en appartement et ne manque aucune séance kiné des trois hebdomadaires. J'essaie de marcher aussi le plus possible lorsque mes genoux me laissent tranquille. La seule chose qui m'ait aidé profondément sans pour autant redresser ma colonne, c'est un jeûne liquide de quatre semaines l'année dernière... J'en étais à me demander où j'avais mal tant l'inflammation était presque réduite à néant. Je ne mange plus de viande depuis presque quatre décades, sans être intégriste puisque je mange des œufs et des sardines de temps en temps. J'ai vu récemment un chirurgien sur Lyon, humble, humain, le Dr S. à la clinique C.
Moi qui n'aie jamais voulu entendre parler de l'intervention (comme mes parents à l'époque), j'y réfléchis désormais car la souffrance est trop intense, quotidienne. Je ne prends plus aucun opiacé depuis 2017, après trois ans de Fentanyl et Oxycodone, l'enfer... Intolérante à la morphine, cela poserait aussi un gros problème après l'intervention.
Donc, ce chirurgien m'a mise en confiance et me donne dix-huit mois pour me décider. J'ai très peur de l'intervention mais si je ne la fais pas, ma colonne continuera de s'aggraver fatalement et je souffrirai plus encore. C'est un choix cornélien, les risques liés à cette lourde opération, 20 à 30% d'échecs ça fait aussi 70 à 80° de réussite puisque je suis une optimiste !
Me voilà donc ici pour lire vos témoignages, si certaines se reconnaissent un peu dans mon parcours et ont été aussi au pied du mur comme c'est mon cas désormais. J'habite Avignon et ne connais ici ou alentours (Gard/Bouches du Rhône) personne qui vive avec une scoliose. Merci de votre attention et hauts les cœurs !


